Paul Diacre, ‘Historia Romana’ (folis 34r-42r), s. XI. (Florence, Biblioteca Medicea Laurenziana, Plut. 65.35, f. 34r.) Dans ce volume y a le texte de la ‘Historia gentis Langobardorum’ (f. 132r-157r), entre d’autres.

 

Paul Diacre, au VIII siècle, il a composé l’hymne propre de la celebration des veilles de la fête de la nativité de saint Jean Baptiste, le 24 de juin. Ce moine, né au Frioul entre en 720 et 730, il a travaillé au service du duc de Benevent et en 782 a contacté avec Charlemagne, qui est-ce qui lui a chargé plusieurs œuvres littéraires en prose et vers, une collection d’homélies et autres textes. En fait, Paul a fait partie du cercle culturel de Charlemagne autour de l’École Palatine, où il y avait des personnages comme Alcuin et Éginhard. Il a habité à l’abbaye de Mont-Cassin, où est mort vers en 797, après avoir écrit l’œuvre par laquelle est plus connu : Historia gentis Langobardorum.

Le contexte de création de l’hymne est, logiquement, liturgique en plus de culturel. Nous nous trouvons lors de consolidation, diffusion et implantation de la liturgie romaine. De cette façon, à Aix-la-Chapelle aussi y avait Amalaire de Metz, à qui devons ajouter saint Benoît de Aniana, Raban Maur et Florus de Lyon, écrivains et liturgistes. Ils formaient, donc, un puissant cercle culturel. Entre tous ceux-ci, Paul Diacre a reçu le commande de Charlemagne de colliger des textes des parents de l’Église pour être compris dans les lectures du métier divin, puisque la liturgie des heures aussi il était en train d’être réformée. Pour cela aussi s’ils étaient en train de réviser les hymnes utilisés le long de l’année liturgique.

Conjointement avec les textes y a la musique. Déjà Pépin le Bref a eu une grande activité autour de la musique, mais il a été Charlemagne qui a compris que la musique est un élément fondamental dans la liturgie chrétienne. Et il voulait que tout cela que se fasse soit d’accord avec les paramètres qu’il marquait Rome. Pour cela, dans son séjour à la grande ville, le monarque a pris avec lui quelques musiciens pour qu’ils apprennent la musique utilisée à la basilique papale de Saint Pierre. Mais aussi a fait que le pontife envoie à Aix-la-Chapelle deux chanteurs, Teodor et Benoît, qui ont été destinés à Metz et à la Schola Cantorum de Soissons, respectivement. Ainsi, la musique selon les emplois liturgiques romains continuait à s’implanter dans l’aire d’influence carolingienne, diffusion que se vit renforcée par l’arrêté du 789 par lequel s’obligeait tous les clercs à apprendre le cantus romanus, de telle sorte qu’il restait aboli le chant gallican. Au synode d’Aix-la-Chapelle de l’an 803 on a rangé que le métier divin devait se chanter «sicut psallit ecclesia romaine» (‘secondes se chante à l’église de Rome’), et l’empereur a commandé qu’il y ait scholae cantorum où encore n’existaient pas et il a renforcé, en plus, celles de Paris, Sens, Tours, Dijon, Fulda et Sankt Gallen, entre d’autres. Les enfants devaient apprendre musique et apprendre à chanter les psaumes, et les fils des nobles devaient être instruits dans la musique, la grammaire et l’arithmétique.

La musique, donc, il a eu un rôle très important dans la liturgie romaine, dans la cour d’Aix-la-Chapelle, dans les écoles de l’époque carolingienne, et ils se sont établis les bases pour le développement de la musique dans les siècles postérieurs. Un des éléments qu’encore perdurent et que ce sont plus visibles sont les noms des notes, que se prennent justement des premières syllabes de chaque ligne de l’hymne de saint Jean Baptiste, composé par Paul Diacre.

 

UT queant laxis  REsonare fibris

MIra gestorum  FAmuli tuorum,

SOLve polluti  LAbii reatum,

Sancte Ioannes.

(Traduction: Parce que tes serfs puissent exalter avec voix forte les merveilles de tes miracles, pardonne les manquements des lèvres impures, saint Jean).

 

Qui est-ce qui a assigné le nom de la note à chaque ton concret a été le moine Guido de Arezzo, au XI siècle, puisqu’il a été qui est-ce qui a inventé le tétragramme dans lequel a disposé les six notes (le SI encore ne s’utilisait pas), qui conformaient l’échelle diatonique. Au XVI siècle s’est introduit la note SI, qui a reçu ce nom par les initiales de «Sancte Ioannes», et au XVII siècle s’est changé UT par DO, puisque, musicalement, est plus facile de chanter.

L’œuvre littéraire d’un écrivain au service de la liturgie du VIIIᵉ  siècle et l’intuition d’un moine du XI siècle ont servi parce que tellement de musiciens aient composé des œuvres musicales le long des siècles, tellement de gens ait pu supplier en chantant et tellement de fêtes aient pu être plus habitées grâce à la musique. Que peu le lui pouvait penser Paul Diacre le jour qui a écrit l’hymne de la fête de saint Jean à redós de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle !

 

Daniel Piñol
Universitat de Barcelona

 

Bibliographie :

Augé, Matías. Liturgia: historia, celebración, teología, espiritualidad. Barcelone: Centre de Pastoral Litúrgica, 1995.

Fernández, Pedro. Historia de la liturgia de las horas. Barcelone: Centre de Pastoral Litúrgica, 2002.

Grout, Donald. Historia de la música occidental. Madrid: Alianza, 2005.

Hoppin, Richard. La música medieval. Madrid: Akal, 2000.

Riché, Pierre. Écoles et enseignement dans le Haut Moyen Âge. Paris: Aubier Montaigne, 1979.